Détails et impressions de la pitite Zoé, merveilleuse interprète entre autre de "j' envoi valser"...son texte étant pleins d' émotions et très bien écrit en plus...mais je crois que chacun d'
entre nous parlera comme cela quand il parlera de cette incroyable entreprise...à toi Zo
« Sans Toi Les Emotions d ’Aujourd’hui Ne serais Que La Peau Morte des Emotions D’autre Fois » J.Jeunet
Sid’Action 2007
Tout a commencé alors que je n’étais encore qu’une jeune collégienne. Mon père m’a demandé si ça me tentait, une expérience scénique, qui
de plus est au profit de « Positif 08 »,
association luttant contre le sida dans notre département. Je dis oui aussitôt. Ce que je ne savais pas, c’est que j’allais m’embraquer dans une aventure musicale et humaine sensationnelle, avec
des gens fabuleux. Deux années de Sid’Action passent, chacune aussi différent que fabuleuse donc. Puis vint l’Année. Cette Année 2007. Celle qui m’a donné l’envie d’écrire. Celle qui a tout
changé. Non pas que les précédentes furent moins réussies, non, elles furent simplement celles de mes premiers pas, une sorte de balbutiement musical. Familiarisée avec la scène, je me lançais
dans des chansons plus audacieuses. Le pied !
Répétition. Recadrons. Nous sommes fin Septembre à l’AREL, dans la petite cour de l’Association Revinoise. Il fait chaud. Pas mal de monde manque à l’appel. Théo et Isa les premiers. Ceux qui ne
reviendront pas pour ce Troisième concert. Ceux qui nous manqueront aussi le plus. On défini qui fait quoi et où. On se quitte, le sourire aux lèvres. Semaine suivante. Première vraie répèt’,
avec des vrais instruments. Bon d’accord, personne n’a bossé les vrais morceaux. Mais qu’à cela ne tienne, le génial Fabrice (mon Père), a tout prévu. Mp3 raccordé à l’ampli et hop ! Le tour est
joué. A peine avons-nous eu le temps de respirer que déjà nous pouvons écouter les chansons.
S’en suivie ensuite plusieurs semaines de répétitions « Presque » intensives. Meryl galère sur La Corinne, je n’ai toujours pas appris Black Horse And The Cherry Tree, ma Mère se plante dans les
paroles de Toc Toc… Je ne blâme personne. J’ai moi-même eu mon lot de cafouillage. A ce moment précis de l’histoire mes amis, j’ai peur. Je doute de mes capacités à connaître tant de morceaux en
un mois seulement. Mais l’espoir subsiste. Lorsque j’entends le merveilleux Down On My Knees ou encore le génialissime Message In The Bottle. Et là, Jean-Christophe fait son apparition. Du haut
de ses deux mètres et avec son petit violon, lové au creux de son épaule comme un petit chat endormi, il nous émerveille par la beauté qui émane de sa musique...
Et puis, nouveau souffle. Les répétitions s’enchaînent et s’enchaînent jusqu’au trois dernières. Celles dans lesquelles on partage ses émotions, mes envies et son siège, on prête ses boucles
d’oreilles, on sert le café, on se stresse les uns les autres, on attend impatiemment la fin de l’interminable balance, celles où on rit pour ne pas se laisser submerger par le trac, où on pleure
parfois. Celles où l’on découvre pour la première fois certains morceaux. Bref, sans faire de détours, celles que je préfère. Un flash. Une photo. Clac ! Et le souvenir est dans la boîte. Et là,
alors que personne ne s’y attend vraiment, arrive le 3 Novembre, comme un oiseau tombé du nid (bravo, belle métaphore Zoé…). Les heures défilent, comptées par les plus inquiets. 13h. Tic. 15h.
Tac. 17h. Tic. 19h. Tac. 20h ? Boum ! Il est l’heure. Chacun s’est habillé, brushingué (??) et maquillé pour l’occasion. hé oui, même Meryl. Mais chuuut… Un bruissement. Celui des vêtements trop
chauds que des spectateurs fatigués de porter sur leur bras déposent au dos de leur siège. Un écho. Celui des paroles de ceux qui furent, cette année encore, au rendez-vous. Les lumières
baissent, les voi
x aussi. Un écran. Une projection. Une infirmière de la vieille école, qui
s’insurge de la programmation d’une soirée contre le Sida, jouée à la perfection par Mijo, qui se trouve être ma Grand-Mère. Interview du Dr Penalba par la délicieuse Maria qui s’est si bien
prêtée au jeu. Puis… Le rideau se lève. Une flûte, un violon. Jennifer, Jean-Christophe. Musique enchanteresses. Une vague d’émotion ensuite, causée par la magistrale interprétation de Sid’Amour
A Mort par Cécile, ma Mère et Fabrice, mon Père (Hé oui, en Famille, je sais). Maria nous suspens à ses lèvres dans sa superbe version de Diane Tell. Le piano de Seb’ nous fait rêver, arrive
Message In The Bottle. A ce stade, je ne puis continuer de dire. Nous car il n’est pas de mon ressort d’interpréter les émotions de chacun. Message In The Bottle donc. Littéralement émerveillée
que je suis par une interprétation aussi parfaite, je n’arrive pas à articuler un mot. L’arrivée de Down On My Knees de la Belle Maïté et des percu’s de Karim me sort de ma torpeur pour m’y
replonger dès l’instant où la voix légère et émue de Maïté me touche. Puis, un cercle de lumière apparaît sur le tissu blanc. Une ombre se dessine. Une voix s’élève. Resplendissante, je retrouve
ma mère, flippée de sa descente d’escalier d’Il Venait D’Avoir 18 Ans. Vient ensuite mon premier passage sur scène. Meryl entame l’air de La Complainte Du Phoque En Alaska, réalise à la
perfection l’intro mais ça n’a pas l’air d’être du goût de Tonio, qui décide de ne pas démarrer, histoire d’être bien sûr que Meryl n’ai pas fait d’erreur. Le Cirque D’Anaïs, si j’ose l’appeler
ainsi, et les flûtes, dans lesquelles on découvre Clémence, entame le Break Musical. Le While My Guitare de Laurent, l’homme à la basse, je l’avoue, m’épata complètement. Quelle voix ! Hélène
l’accompagne à la batterie. Milord… Haaa, cette chanson ! Nathalie brille. Explose. Implose. Impose sa voix et sa présence. Quelle femme. Elle s’éclate et ça fait plaisir de la voir ainsi. Le
public est aux anges. Xavier donne le rythme. Préparation au micro casque pour J’Envoie Valser, merci Mimi ! Qu’aurait-on fait sans lui ? Karine s’accroche à son tissu. C’est beau.
Jean-Christophe au violon et Francisco à l’accordéon. Merci à vous. Un canoë traverse la salle. Rame, chante Cécile. Je crois que Meryl ne la remerciera jamais assez de l’avoir fait. Quel canon
aux Chœurs ! Moment de détente entre Maïté et Moi sur Black Horse And The Cherry Tree. Plus de yaourt que de véritable Anglais mais un véritable bon moment. Des Chœurs chorégraphiques sur La
Corinne. Tombé du rideau. Entracte. L’euphorie s’empare de la Troupe… Canalisée aussitôt par Fabrice.
Ne vous déconcentrez pas nous dit-il. Les voix emplissent la salle à nouveau. Le rideau s’ouvre. S’attendait-on à trouver le petit bout de Lenny nous lire un texte écrit par un malade du
Sida ? Le violon de J-C retentit une fois encore, annonçant la douce Virginie et le Trapèze de Guillaume. Virginie est Elisa. Elle est la grâce. Elle est… Blonde. La magie d’un autre pays est
remplacée par la magie d’une autre époque. Paroles, paroles lancent sans scrupule Nathalie et Cécile à Denis, transformé en Crooner le temps d’une chanson. On s’y croirait. Claude, pour ne pas
dire Claudinet Paulin Georges, pour ne pas dire mon Grand-Père, s’installe. Seul avec sa guitare et son Père Prodigue. Le temps semble suspendu. alors, Carla, petite femme, nous déclame sa France
A Elle. Un texte de rap qui donne des frissons et en fait rire plus d’un. Changement d’atmosphère, Tonio nous emporte au temps d’Elvis avec son très Rock’N’Roll Termendo De Amor. Puis, les
bonnets. Long Train Running. Chanson éclatante de joie. La peur s’envole. Merci Meryl ! Les Loups nous attaquent, ma Mère et Moi. Le public surpris rit. Je le regarde. Sa gaieté me donne du
pep’s. Georges et sa caisse claire aussi. Peut-être un peu trop…et là, Mesdames et Messieurs, Good Bye Mary and Good Bye Jane, le mythique Good Bye Stranger fait son apparition, interprété à
merveille par l’excellent Meryl, encore lui, que j’ai le plaisir l ’accompagner au chœur. Notre complicité m’émeu. Nathalie nous enchante encore une fois de son sublime J’Veux Du Soleil,
ovationné par les spectateurs. Time After Time, les douces voix de Maria, Maïté et Virginie s’élèvent. J’ai l’honneur et le plaisir de les accompagner. Diapo. Photos. Nous, petits. A croquer,
nous sommes à croquer. Un rappel fabuleux nous encourage. Le sexy You Can Live Your Hat On où Virgile frappe la batterie d’un geste ravageur, Another Break In The Wall dit « le mur de Carla,
Lenny et des Cléments » et Y’a De La Joie se suivent à une vitesse inouïe. Le rideau tombe. C’est terminé. Enfin, pour cette année. Il me vient l ’envie soudaine de vous serrer dans mes bras, de
vous prendre la main et de vous glisser à l’oreille cette phrase magnifique de Jean-Pierre Jeunet :
« Sans toi, les émotions d’aujourd’hui ne serait que la peau morte des émotions d’autre fois ». Sans vous, Sid’Action 2007. Votre joie le sourire accroché à vos lèvres. La lumière de vos
sourires. Tout en cet instant est parfait. Depuis vous, mes premiers Compagnons de scène, je sais pourquoi je chante. J’ai une raison de rester celle que je suis. Et cette raison, c’est vous.
Merci à tous